Tissé, molleton ou maille : de quoi est fait un survêtement

Nikeadidas
Veste Tech Fleece Chelsea noire, veste Nike Tech Woven gris bleu et veste running FC Barcelone bleu nuit portées

Deux survêtements de la même couleur, du même club, au même prix, peuvent n’avoir rien à voir une fois portés. L’un colle et sèche vite, l’autre tient chaud et garde sa forme, le troisième bruisse un peu quand on marche. La différence tient au tissu. Dans un survêtement de foot, on en croise quatre familles, et les noms de gamme sur les fiches produit suffisent presque toujours à les reconnaître.

Maille ou tissé, la différence de départ

Tout part de la façon dont le fil est assemblé. Un tissu tissé croise des fils droits et parallèles, les uns dans la longueur, les autres dans la largeur. Une maille, comme le tricot, est faite de boucles passées les unes dans les autres, ce qui lui donne beaucoup plus d’élasticité que le tissé (c’est la définition qu’en donne l’article Tricot de Wikipédia).

À l’usage, une maille suit le corps et s’étire, un tissé garde sa forme et tombe. Le molleton est une maille particulière, épaisse et douce à l’intérieur. Les pièces running, elles, mélangent les deux selon les modèles.

Le tissé, la matière qui monte

Sur les étiquettes, il s’appelle woven, tissé, Tech Woven, PumaTech Woven. C’est la matière que les clients demandent le plus en ce moment, et ça se comprend : un pantalon tissé tombe droit, ne marque pas les genoux, et donne au survêtement une allure de vêtement de ville plutôt que de tenue d’entraînement.

Les marques le décrivent comme léger. Nike présente le tissu de son Tech Woven comme un mélange de nylon et d’élasthanne, léger et respirant, et son pantalon Unlimited comme un tissu tissé extensible dans toutes les directions. Chez Puma, un pantalon tissé est donné en tissage toile de 95 g/m². Au toucher, c’est lisse, un peu sec, avec ce léger bruit quand les jambes se frottent.

Nike Tech Woven gris bleu, veste et pantalon : la veste à capuche et le pantalon découpé au genou, dans exactement le même ton.

Le tissé est une matière de mi-saison. Il coupe le vent mais ne tient pas chaud : à partir de novembre, il se porte sur une couche chaude, pas à la place. adidas l’utilise beaucoup sur ses pantalons de club cette saison, souvent avec les trois bandes posées sur le côté.

Détail du pantalon tissé adidas Liverpool : trois bandes blanches et logo rouge

Tous les modèles sont regroupés dans la collection survêtement tissé.

La maille technique, celle du terrain

C’est la matière des tenues d’entraînement : Strike et Academy chez Nike, les sweats et pantalons Tiro chez adidas, les lignes d’entraînement Puma. Une maille synthétique fine, souple, un peu brillante, qui s’étire avec le joueur.

Chaque marque y met sa technologie de gestion de la transpiration. Nike définit son Dri-FIT comme une microfibre qui évacue la transpiration et la répartit à la surface du vêtement pour qu’elle s’évapore, avec une efficacité maximale quand le vêtement est porté directement sur la peau. Puma décrit son dryCELL de la même façon : une technologie qui évacue la transpiration pour garder au sec pendant l’effort.

Équipe de France Strike : sweat à quart de zip et pantalon fuselé dans le même bleu, une maille d’entraînement fine et souple.

C’est la matière la plus polyvalente côté saison, parce qu’elle se superpose : seule au printemps, sous une veste en hiver. Sa limite est ailleurs. Elle est faite pour une coupe près du corps, et un pantalon en maille fine tombe mal dès qu’on le prend trop grand.

Le molleton, pour l’hiver

Le molleton, c’est le sweat à capuche classique : une maille épaisse, douce à l’intérieur. Nike en a deux familles bien distinctes, et la différence se sent.

Le Club Fleece, d’abord. Nike le décrit comme un molleton brossé d’épaisseur moyenne, doux à l’intérieur, lisse à l’extérieur, majoritairement en coton. C’est le sweat et le jogging de tous les jours, sans écusson, déclinés en plusieurs couleurs unies.

Nike Club gris chiné : sweat à capuche et pantalon de jogging en molleton, le même gris sur les deux pièces.

Le Tech Fleece, ensuite. Nike le présente comme un molleton peu volumineux, lisse sur les deux faces, chaud et léger, et ses fiches produit en donnent une composition à base de coton et de polyester. Ce qui le distingue à l’œil : la poche zippée placée sur le bras (Nike la présente comme un moyen de dégager le devant de la veste) et des coutures qui dessinent la silhouette. C’est une pièce de ville, et c’est le molleton que les clubs habillés par Nike déclinent à leurs couleurs.

Chelsea Tech Fleece noir : veste à capuche avec la poche zippée sur la manche, pantalon assorti, écusson et swoosh jaunes des deux côtés.

Veste Tech Fleece PSG bleu roi vue de dos, capuche et coutures

Le molleton garde sa forme et tient chaud, mais il est lourd sous la pluie et sèche lentement. Les modèles sont sur les pages Nike Tech Fleece et Nike Sportswear Club.

Les pièces running, la nouvelle famille

C’est la catégorie qui marche fort depuis peu : des vestes et pantalons pensés pour courir, légers, extensibles, que les clubs reprennent à leurs couleurs. Chez Nike, on les reconnaît aux noms Run, Running, Unlimited ou Form. La matière varie selon les modèles (Nike décrit par exemple le pantalon Unlimited comme tissé et extensible), mais l’esprit est le même : coupe fuselée, poids plume, et souvent des détails faits pour être vus : une bande rose au mollet sur le pantalon Run du PSG, un swoosh qui ressort dans l’obscurité sur les photos de la veste Nike Form noire.

FC Barcelone running : veste à capuche bleu nuit et pantalon Run, swoosh jaune sur les deux, bandes rouges au bas des jambes.

Ce sont des pièces de printemps et d’automne, qui se portent aussi bien pour courir que pour sortir. Toutes sont réunies dans la collection survêtement running.

Quelle matière pour quel usage

Pour jouer ou s’entraîner, la maille technique, sans discussion. Pour porter le survêtement tous les jours, le tissé, qui a le meilleur tombé et vieillit bien. Pour l’hiver, le molleton, et le Tech Fleece si le budget suit. Pour bouger en ville et courir de temps en temps, les pièces running.

Et pour assortir, on reste dans la même famille. Un haut en maille brillante sur un bas en molleton coton, c’est l’erreur la plus fréquente : les deux tissus ne renvoient pas la lumière de la même façon et n’ont pas le même poids. Le guide pour assortir un survêtement revient sur ce point.

L’entretien, quelle que soit la matière

Les conseils des marques se recoupent. Nike recommande de laver les tissus de sport à froid, sur un cycle délicat, retournés sur l’envers, de laver à part les vêtements à fermeture éclair (les zips frottent et abîment les tissus techniques) et de sécher à l’air libre, ou au sèche-linge sur le programme le moins chaud. Nike comme Puma déconseillent l’assouplissant : selon Nike, il laisse des résidus qui retiennent les bactéries. Puma ajoute de fermer toutes les fermetures éclair avant lavage et de laver avec des couleurs similaires.

Sur une veste à zips colorés ou un pantalon à zip de cheville, fermer les zips avant la machine évite la plupart des accrocs. Et l’étiquette du vêtement reste la référence : la composition, et donc les consignes, change d’un modèle à l’autre.

Pantalons tissés en vente

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