Quel haut avec quel bas : assortir un survêtement de foot

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Sweat Real Madrid ivoire à bandes roses, pantalon Real Madrid rose et sweat Real Madrid vert à bandes roses

Presque personne n’achète un pantalon de survêtement pour lui seul. Dans l’immense majorité des cas, le bas part avec un haut, et la question posée en magasin est toujours la même : est-ce que ça va ensemble ? Assortir un survêtement de foot ne se résume pas à prendre deux pièces du même rayon. On cherche une silhouette, et elle tient à peu de choses : une couleur reprise, un logo de la bonne teinte, un zip qui répond à un autre zip.

Il y a deux façons de faire qui marchent, et une seule règle qui ne se discute pas.

La règle : un seul écusson

Haut et bas viennent du même club, ou l’une des deux pièces n’a pas d’écusson du tout. On ne porte pas une veste d’un club avec le pantalon d’un autre, même quand les deux sortent de chez la même marque et se ressemblent. Ça vaut aussi pour les voisins : une pièce PSG avec une pièce Paris FC, c’est non. Deux écussons sur une tenue, l’œil ne voit plus que ça.

Même club : partir de la couleur secondaire

Le cas le plus simple, c’est l’ensemble pensé comme tel : même ligne, même saison, même coloris. Mais le plus intéressant, c’est quand un bas va avec plusieurs hauts. Le Real Madrid en donne un très bon exemple cette saison. adidas a sorti un pantalon d’entraînement rose framboise (vendu sous l’étiquette « ivoire », qui est la couleur du haut avec lequel il est prévu). Ce rose est exactement celui des bandes du sweat ivoire. Il est aussi celui des empiècements du sweat vert foncé.

Un bas, deux hauts : le pantalon rose du Real Madrid reprend la couleur des bandes du sweat ivoire comme celle du sweat vert. Les deux hauts ont la même coupe, seules les couleurs changent.

C’est la bonne méthode pour lire une collection de club : repérer la couleur d’accent qui circule d’une pièce à l’autre. Sur le sweat ivoire, le rose est partout, logo adidas et écusson compris. Sur le vert, il se limite aux épaules. Le même pantalon rose donne donc deux tenues de caractère très différent : claire et douce avec l’ivoire, plus contrastée avec le vert. Sur les photos de la fiche, c’est d’ailleurs sous le sweat ivoire que le pantalon est porté.

Pantalon Real Madrid rose porté sous le sweat ivoire à bandes roses

Le vert a aussi son propre bas, avec les mêmes empiècements que le haut. Ensemble complet, zéro risque :

Sweat et pantalon Real Madrid vert et rose : mêmes découpes aux épaules et aux mollets, même vert profond.

Toute la gamme du club est sur la page Real Madrid.

Les petits détails qui font l’ensemble

Quand les couleurs principales sont sages (du noir, du marine), ce sont les détails qui décident. Chez Puma, la ligne PumaTech de l’OM joue sur des zips de couleur : bleu ciel sur la veste à capuche noire, bleu ciel encore sur les poches du pantalon. Porté ensemble, le fil bleu court de haut en bas.

Veste à capuche et pantalon OM PumaTech noir : les zips bleu ciel de la poitrine et des poches se retrouvent sur le pantalon.

Veste à capuche OM PumaTech noire portée, zips bleu ciel

Puma utilise le même gabarit pour Manchester City, avec des zips jaunes. Même coupe, mêmes poches, mêmes zips colorés : seule la couleur change. Ce qui veut dire qu’on assortit les deux de la même façon, et que le détail de couleur des zips doit être le même en haut et en bas.

Le même gabarit Puma côté Manchester City : zips jaunes sur la veste à capuche et sur le pantalon noir.

La couleur des logos compte autant. Sur le sweat Strike de l’Inter, les manches sont bleues mais le sponsor et le swoosh sont jaunes. Le pantalon Strike noir de la même saison porte un swoosh jaune et un « INTER » jaune sur la cuisse : c’est lui qu’il faut, pas le pantalon bleu, qui dédoublerait les manches sans rien reprendre du jaune.

Inter Milan Strike : manches bleues en haut, mais c’est le jaune des logos qui fait le lien avec le pantalon noir.

Même logique sur le coupe-vent noir et bleu de l’Inter avec le pantalon Run noir : écusson et swoosh jaunes des deux côtés. Et côté PSG, le coupe-vent noir à swoosh rose trouve son bas dans le pantalon Run noir, qui porte le même swoosh rose et une bande rose au mollet.

PSG : coupe-vent noir et pantalon Run noir, le rose du swoosh répété en haut et en bas.

Restent les bandes et les passepoils. Chez adidas, les trois bandes descendent souvent le long de la jambe : si elles sont blanches sur le pantalon, un haut à bandes blanches suit naturellement. À l’inverse, un pantalon sans bande se porte avec à peu près tout, tant que la couleur des logos suit.

Une pièce neutre avec une pièce de club

Deuxième famille d’associations : une pièce sans écusson, de la même marque que la pièce de club. Elle calme la tenue, et elle sert plusieurs fois. La condition, c’est de rester dans la même marque. Un swoosh au-dessus de trois bandes, c’est le même problème que deux écussons.

Le meilleur terrain pour ça, c’est quand la marque décline la même ligne en version club et en version neutre. Nike le fait avec le Tech Woven : la veste PSG noire à empiècements gris tombe très bien sur le pantalon Tech Woven gris anthracite sans écusson.

Veste Tech Woven PSG et pantalon Nike Tech Woven gris sans écusson : même tissu, même coupe, et le gris de la veste se retrouve en bas.

L’autre méthode consiste à prendre une veste neutre aux logos ton sur ton. La veste à capuche Nike Unlimited noire n’a qu’un petit swoosh discret : sous elle, le pantalon de club peut porter ses couleurs sans conflit.

Veste à capuche Nike Unlimited noire, sans écusson, sur le pantalon Run de l’Inter : la veste ne dit rien, le jaune du pantalon parle seul.

Chez adidas, un sweat Tiro26 Winter noir à bandes blanches accompagne un pantalon de club noir dont les bandes sont blanches aussi. Le pantalon tissé de Liverpool coche la case : trois bandes blanches, écusson rouge.

Sweat adidas Tiro26 Winter noir et blanc avec le pantalon tissé Liverpool : les bandes blanches font le lien, l’écusson rouge reste seul en couleur.

Pour aller plus loin côté neutre, les pantalons Nike Sportswear Club et la page Nike recensent ce qui existe sans écusson.

Deux associations qui ne marchent pas

Premier cas, qui coche pourtant la règle du même club : la veste PSG Energy noire à grandes bandes roses avec le pantalon Strike noir à bandes rouges. Noir sur noir, même écusson, et pourtant ça accroche. Le rose et le rouge sont trop proches pour sembler voulus et trop différents pour se confondre. On dirait une erreur, et c’en est une. Le pantalon Energy assorti, avec ses touches roses, règle le problème.

Second cas, la matière. Un sweat d’entraînement en maille fine et légèrement brillante posé sur un pantalon en molleton de coton épais : les couleurs peuvent être parfaites, le haut paraît flotter au-dessus d’un bas trop lourd. Les volumes ne se répondent pas, la coupe non plus (haut près du corps, bas ample à ourlet ouvert). Une tenue tient quand haut et bas sont dans la même famille de tissu, et le guide tissé, molleton ou maille aide à s’y retrouver.

La méthode en trois regards

D’abord la couleur dominante, puis la couleur d’accent : elle doit se retrouver en haut et en bas, ou nulle part. Ensuite la couleur des logos et de la marque, qui trahit souvent un mauvais assortiment avant même les couleurs principales. Enfin la matière et la coupe : un haut ajusté appelle un bas fuselé, un haut ample un bas plus droit (on en parle dans le guide slim ou large).

Quelques ensembles complets du même club, pour finir : la Juventus en noir et or, Arsenal en noir et orange, les Pays-Bas en Tech Woven noir.

Juventus Travel : veste à capuche et pantalon noirs, logo adidas et écusson dorés des deux côtés.
Arsenal : sweat noir aux manches orange et pantalon tissé noir, logo et canon orange sur la cuisse.
Pays-Bas Tech Woven : veste et pantalon noirs, swoosh et lion orange, et une touche orange sur le côté de la veste.